Jour 10 : Albuquerque -> Alamogordo

Après une vrai nuit cette fois ci nous assistons, à distance, de la chambre à l’Ascension du jour avec de nouvelles formes de ballons non entrevus la veille. Route ensuite plein sud avec un passage par Carizozo, haut lieu touristique du nouveau Mexique, avant d’arriver à 3 rivers Petroglyphs, premier centre d’intérêt de la journée. Ce sera le lieu du pique nique où la gardienne des lieux nous rappelle de ne pas oublier de payer l’entrée. En fait, on payera à tort car avec le National park pass, cet endroit était gratuit.

 

L’endroit recèle des centaines de petroglyphs le long du sentier dont il ne faut pas hésiter à s’écarter pour en trouver d’autres car tous ne sautent pas aux yeux.

 

En ce début d’après midi, je ne me sens pas très bien et mes intestins me jouent des tours. J’ai tout simplement un coup de chaud et le fait de ne quasiment pas pouvoir mettre de clim dans la voiture (la clim avait donné la crève à Philippe au début de son voyage), n’arrange rien. Arrivés à l’entrée de White Sands, par chance le parc n’est pas fermé pour cause de tir de missile (c’est un site de tir de l’US Army) et on se dirige vers le parking, lieu de départ de Alkali trail. Je ne me sens guère mieux et en tout cas pas capable de marcher 8km dans le sable avec la forte chaleur qui règne. Je laisse donc Philippe partir seul. Après un quart d’heure à l’ombre avec quelques glaçons sur la nuque, je me sens mieux et décide de faire un petit bout de la rando. Au bout de quelques centaines de mètres, le sable n’étant pas trop mou, je décide de faire la jointure avec Philippe. Je n’ai aucun doute sur le succès de l’entreprise car il prend plus de temps que moi pour prendre les photos , et effectivement, je le rattrape au bout de 2km.

 

Parti pour faire un petit bout de la rando, je la ferais finalement en entier avec quelques photos intéressantes au passage.

 

Nous assisterons au coucher de soleil sur les dunes qui prennent une couleur rose dans un silence de cathédrale. En arrivant à Alamogordo, Philippe est aux anges : il a repéré son restaurant favori au rapport quantité/prix imbattable, j’ai nommé le Golden Corral. Il est alors impensable d’aller manger ailleurs et comme quelques jours avant, le repas sera riche en calories….

Jour 11 : Alamogordo -> Gila Cliffs Dwellings

Pas un nuage à l’horizon en ce début de matinée et route vers White Sands pour une dernière incursion dans cet ensemble de dunes de Gipse qui est le plus vaste au monde. On croirait presque de la neige tant la blancheur est extrême et éblouissante. Nous sommes à la recherche ce matin de plantes isolée dans les dunes pour tenter de faire de belles compositions photographiques. Nous trouverons notre bonheur sans trop de mal et après une heure environ sur place, nous quittons le parc après un stop à la boutique où j’achète quelques souvenirs dont un bandeau rafraîchissant sur les conseils de Philippe qui s’avère extrêmement efficace (pour le côté esthétique, c’est une autre affaire car on a l’impression d’avoir une chambre à air sur la tête…).

 

Il est maintenant temps de partir car lLa route vers Gila Cliffs Dwellings est longue et sans grand intérêt, surtout les 40 derniers miles parcourus en 1h30 sur cette petite route de montagne.

 

Arrivés sur place, repérage dans les deux campings avant de faire notre choix le soir et direction LE site de la région, c’est à dire les ruines de Gila Cliffs. La randonnée est courte et mène aux habitations troglodytiques. Cela me fait un peu penser à un Montezuma Castle dans lequel on aurait le droit de pénétrer. Les ruines sont sympa sans plus et de là à y passer la nuit, il y a un pas que je n’aurais, pour ma part, pas franchi vu que le site est tout de même loin de tout et d’un intérêt moyen. On y rencontrera même une ranger française qui y a passé une semaine en 2006 et qui reste cette fois ci 3 mois entre octobre et décembre…il faut vraiment être accro pour passer 3 mois dans un endroit pareil.

   

Après cette randonnée inoubliable dans ce lieu désormais placé en tête de ma favorite list, il est temps de choisir l’emplacement de notre dernière nuit de camping. Le choix est rapidement fait et après une dernière petite rando sans grand intérêt pour aller voir un pictogramme et une ruine très moyenne, nous nous installons dans nos quartiers. Cette nuit la glacière restera dehors car il peut y avoir des ours et après une bonne salade, je me prépare à ma dernière nuit sous la tente. Cette fois ci il fait froid et j’utilise le duvet. Pour passer le temps avant de dormir, je classe quelques photos avec le PC portable sous la tente et j’ai l’impression que le matelas se dégonfle. Ce n’est pas qu’un impression car au final je vais me relever trois fois dans la nuit à 2 heures d’intervalle pour le regonfler. Même si je n’espérais pas grand chose de ce matelas de m…. fabriqué en Chine, je pensais qu’il tiendrait tout de même plus de 3 nuits ! ! !. J’essaye déjà de boycotter les produits chinois le plus possible et ce n’est pas cette expérience qui me fera changer d’avis.

Jour 12 : Gila Cliffs Dwellings -> Phoenix

Après cette nuit fantastique qui m’a fait regonfler mon p… de matelas trois fois, inutile d’indiquer que je suis dans un état de fraîcheur remarquable à l’aube. Au moins, je me suis défoulé en sortant le matelas dehors et en donnant un magistral coup de pied dedans qui le propulse à 3m. Ca y est, je me sens mieux et cela sera ça de moins à ramener dans les bagages. Après avoir replié le camp, nouvelle incursion dans les ruines car quand on aime, on ne compte pas. Avec 4h de route A/R et une nuit passée sur place autant rentabiliser la visite d’autant que le ciel est dégagé ce qui rend le site plus agréable autant à l’œil qu’à l’objectif.

 
 

De retour à la voiture, nous quittons avec la larme à l’œil (non, là j’en fait un peu de trop) ce site magistral et inclassable (d’ailleurs, mieux vaut ne pas le classer….). La route est très longue aujourd’hui et une halte s’impose à City of the Rocks. Sur le papier, ce n’est pas un site majeur mais nous sommes à proximité donc on tente le coup. Effectivement une fois sur place, on se demande presque où est le parc et cela ne vaut pas plus que les 5$ demandés.

 
 

Il s’agit principalement de rochers granitiques dont les formes ne sont pas spécialement originales. En clair, il faut bien chercher pour trouver des angles de vue intéressants mais par contre, le camping est pas mal (mais on y dort pas donc on s’en fout un peu). Bien que d’un intérêt tout relatif, nous y resterons environ 2h, repas compris et j’y verrais d’ailleurs le seul reptile du voyage niché dans un arbre et glissant de branche en branche.

La suite est la longue et monotone route vers Tucson où le challenge est d’arriver avant le coucher de soleil qui est donné à 17h53. Ce n’est pas gagné d’avance puisqu’il y a un bouchon en arrivant à Tucson. L’heure tourne et l’affaire est mal engagée mais finalement le bouchon se résorbe et on arrivera à West Saguaro un quart d’heure avant le coucher de soleil. Tant pis pour la rando et on se contentera du point de vue à Signal Hill avec les Petroglyphs et un coucher de soleil sympa sur les Cactus.

 
 

Il reste encore pas loin de 2 heures de route pour se rendre à Phoenix. Une fois nos quartiers pris à l’hôtel (merci les coupons de room saver), un steak dégeulasse (cuit au micro ondes) avalé au Denny’s, Philippe m’emmène à l’aéroport pour prendre possession de ma voiture de loc pour la journée du lendemain où je reste à Phoenix avant de repartir le surlendemain tandis que Philippe continueara son voyage en solo pour 4 jours supplémentaires.

Jour 13 : Phoenix

Ce sera une journée glande avec la matinée passée dans un centre commercial (Arizona Mills), une fois n’est pas coutume, car en ce jour j’ai envie de faire plaisir à mes proches et d’acheter des cadeaux (eh, oui cela arrive de temps en temps…). Je prendrais l’avion le lendemain en fin de matinée pour rejoindre ma femme qui commençait à trouver sérieusement le temps long, et elle me manquait aussi je dois bien l’avouer… Au final, je remercie Philippe de m’avoir proposé de l’accompagner et de m’avoir fait découvrir de nouveaux endroits dont certains n’étaient planifiés que pour 2008 de mon côté. Nul doute que j’emmènerais Lysiane dans les endroits les plus intéressants lors d’un prochain voyage.